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Prix Paroles urbaines

Depuis 2011, les Prix Paroles Urbaines célèbrent la qualité, la force et le foisonnement des écritures urbaines. Le Slam, le Spoken Word – texte scandé avec musique – et l’écriture Rap sont autant de pratiques où la langue se travaille, s’invente, se renouvelle. A la fois orale et populaire mais aussi avec un haut niveau d’exigence formelle, cette poésie urbaine se situe en bonne place dans le mouvement des écritures actuelles.

 


 > 2013

Joy

Catégorie Slam :

JOY

Slameuse active sur la scène du Théâtre de la Vie et d'autres scènes depuis une année seulement, Joy, de son vrai nom Gioia Frolli, offre des textes sur  l'ivresse, la quête d'une vie intense, la recherche des racines. Avec un grand-père italien, un autre grand-père burundais et deux grand-mères belges, elle évoque un passé familial à reconstituer comme une enquête policière. Son écriture poétique, musicale a su séduire le jury. Si les études romanes avaient «coupé» le souffle de son écriture, ce sont les scènes slam qui ont ranimé la flamme. À 22 ans, Joy sait que son écriture est une promesse, mais suffisamment pertinente pour être remarquée parmi des artistes plus rôdés de la scène slam. Elle a fait dire à l’une des membres du jury: «à moi, femme de 50 ans, l’écriture de cette jeune femme de 22 ans m’a fait un bien fou. Elle est sensible, musicale et vraie. J'y entend une vraie parole sur les générations d'aujourd'hui».
Seule artiste féminine en lice, Joy a remporté le Prix en catégorie slam avec un hommage à l’histoire africaine de sa famille.

Carl

Catégorie Spoken Word :

CARL

Carl et les hommes-boîtes, ses acolytes, proposent un univers musical hybride aux frontières mouvantes.
Derrière Carl et les hommes boîtes se cache Carl Roosens, poète, dessinateur, agitateur de neurones,  qui cultive l’art du décalage et  sait se faufiler dans les failles de notre époque. Pour Carl, l’écriture est née du dessin où il a initié un univers singulier : il dessine ses histoires, rencontre des personnages, raconte en texte ce qui en découle.
Le nom «Carl et les hommes boîtes» est inspiré par le roman de Kôbô Abé, L’homme-boîte : un roman qui conte l’histoire d’un homme qui prend un jour la décision de se retirer physiquement du monde pour vivre comme d’autres personnes l’ont fait avant lui dans une boîte en carton, pour observer le grouillement de la vie à travers une ouverture à la hauteur des yeux, et ne plus agir sur le déroulement des choses, juste être un spectateur.
Sur scène, entourés d’une équipe de frondeurs de première classe, ils tissent ensemble des chemins accidentés aux détours desquels on découvre un subtil mélange entre poésie scandée, électronique mutante, hip-hop et fanfare décalée. Les jurés ont apprécié sa singularité absolue, proposant une écriture urbaine hors des sentiers battus, un vari univers intérieur d'une grande cohérence.

 

Tonino

Catégorie Parolier Rap :

TONINO

Tonino est le nom de scène d’Antonin El Hadj, né de parents libanais (son père l’a nommé Antonin en hommage à Artaud) et membre du collectif hip-hop Trafiquants d’Art qu’il forme depuis 2009 avec d'autres artistes issus de la région namuroise. Curieux polymorphe, Tonino aime les ambiances nocturnes et son écriture a quelque chose qui se rapproche du cinéma. Tonino fait partie de cette nouvelle génération de «chirurgiens du verbe», dont l'écriture rap est née de la pratique de l’improvisation, association immédiate et spontanée de rimes, d’images, et proche, au fond, d’une écriture automatique et de la joute. A la différence de leurs aînés dans le rap, ils pratiquent la rime dite «multi syllabique», travaillant ainsi à de multi-assonances qui remplacent la rime « classique », et arrivant à une métrique à la fois plus technique et plus libre. Thématiquement, Tonino a pour prédilection la nuit et ses possibles, la musique comme métaphore de la liberté.  Le jury a apprécié la sincérité et l'authenticité de cet artiste sensé et sa recherche de liberté à travers un vers "technique".
En 2013, il a aussi remporté la deuxième édition du Rap Contest.

 

 


> 2011

 

L'ami terrien

Catégorie Slam :

L’Ami Terrien (Liège)

L'Ami terrien sévit depuis plusieurs années sur la scène slam liégeoise. En tant que slammeur, ses textes vont du poétique à l'humour noir en passant par la chanson. Vainqueur de plusieurs tournois, dont le Trio EU Slam en 2010 lors du Sziget Festival de Budapest, il anime également des scènes slam. L'Ami Terrien s’est associé au Collectif du Lion dans le cadre du Cabaret Aux âmes etc. Le CD de ce spectacle sera disponible d’ici la fin de l’année 2011.

 

 

Mochélan

Catégorie Spoken Word :

Mochélan (Charleroi)

Parolier issu du collectif carolo Poumon Noir, Mochélan offre un univers viscéral, cru, poétique où le charbon et l'usine ne sont jamais loin. Il griffe le papier d’une écriture automatique sans contrainte ni complaisance. De cette transe sortent des textes à lire, à la poésie dense, mais aussi des formes plus populaires et orales : chansons, rap, slam, théâtre... En 2010, Mochélan avait déjà remporté le Concours l'Envol des Cités ce qui lui avait ouvert de nombreuses scènes, à Paris et Avignon notamment. Le 10 novembre au Théâtre de l'Ancre et le 24 novembre au Magic Mirror, il présentera sur scène son premier album solo, Mon corps t'exprime.

http://www.youtube.com/watch?v=V2hDsN358cw

 

 

Nina Miskina

Catégorie Paroliers Rap :

Nina Miskina (Bruxelles)

Découverte via la scène slam, Nina Miskina a fait parler d'elle par la compilation Dans ta ruelle produite par Same Same. Elle enchaîne en 2010 par une présence remarquée sur la Compilation Héritage et la série de concerts qui ont suivi au Botanique, au musée de Tervuren et au Palais des Beaux-Arts entre autres. On la retrouve également dans le clip du morceau L'Afrique est mon âme avec Stefy Rika. Nina Miskina propose dans des textes crus, imagés et puissants, un point de vue féminin dans le rap belge.

http://www.youtube.com/watch?v=bqLGjdmw9UU